Introduction : Pourquoi la Planification de la Maintenance est essentielle
La planification de la maintenance ne se limite pas à organiser les interventions : c’est un pilier fondamental de la stratégie de fiabilité d’une entreprise. Une planification efficace maximise la productivité et améliore la qualité de la maintenance. À l’inverse, une planification non maîtrisée entraîne des retards, des pannes imprévues et une utilisation sous-optimale des ressources.
Dans cet article, vous découvrirez :
- Les concepts fondamentaux qui sous-tendent une planification efficace.
- Les principaux bénéfices d’une approche optimisée.
- Les 9 étapes essentielles pour améliorer durablement vos pratiques de planification.
Préparez-vous à explorer des stratégies concrètes et applicables pour faire de votre planification de la maintenance un véritable levier de performance.
Partie 1: Concepts et Bénéfices de la Planification de la Maintenance
Une planification efficace repose sur des principes clairs et un processus structuré. Voici les éléments essentiels à comprendre :
1.1. Définition
La planification de la maintenance est un processus structuré en six étapes :
- Identification et priorisation des travaux.
- Planification des interventions.
- Ordonnancement des travaux.
- Exécution des tâches.
- Clôture et documentation des bons de travail.
- Révision et amélioration continue.
Son objectif principal est d’améliorer la productivité des techniciens en limitant les retards liés à des déplacements inutiles, des pièces manquantes ou des problèmes de coordination.
1.2. Planification vs Ordonnancement : Comprendre la différence
Bien que souvent confondus, la planification et l’ordonnancement jouent des rôles distincts dans le processus de maintenance :
Aspect | Planification | Ordonnancement |
Questions clés | Quoi? Comment? | Qui? Quand? |
Objectif principal | Réduire les retards pendant les travaux. | Réduire les retards entre les travaux. |
1.2.1. Planification :
Préparation avant l’attribution des tâches. Cela inclut des actions comme :
- S’assurer que toutes les pièces, les outils et les ressources sont disponibles.
- Définir les étapes à suivre pour chaque intervention.
1.2.2. Ordonnancement :
Détermination du moment précis où chaque travail doit être exécuté. Cela permet de :
- Allouer les ressources aux créneaux disponibles.
- Coordonner les activités pour éviter les conflits de calendrier.
1.3. Composants essentiels de la planification
La planification est le processus qui consiste à organiser, préparer et détailler les travaux à réaliser. Une planification efficace inclut les éléments suivants :
- Compréhension de la portée du travail
Définir précisément les objectifs et les résultats attendus de chaque intervention. - Estimation des ressources
Identifier la main-d’œuvre, les pièces, les outils nécessaires, ainsi que les moyens matériels spécifiques. - Détermination des étapes, de la durée et des procédures
Planifier les étapes appropriées pour réaliser le travail, estimer le temps requis, et préparer des instructions claires pour guider les techniciens. - Considérations pour la sécurité et l’environnement
Intégrer les mesures nécessaires pour minimiser les risques, garantir la conformité et respecter les normes de sécurité.
1.4. Composants Essentiels de l’Ordonnancement
L’ordonnancement est le processus qui consiste à organiser et programmer les travaux de maintenance sous forme de planning hebdomadaire. Il repose sur :
- Attribution des tâches
Déterminer « qui fait quoi » et « quand » en fonction des priorités et de la disponibilité des équipements et des ressources matérielles et humaines. - Réunion hebdomadaire
Obtenir l’accord de tous les participants (responsable de maintenance, planificateurs de maintenance, superviseurs de maintenance, coordonnateur des opérations ou responsables de production) sur les travaux à ordonnancer. - Mise à jour et publication
Réviser le planning selon les modifications discutées en réunion, puis afficher et partager le planning pour assurer une coordination optimale.
1.5. Les Bénéfices d’une Planification de la maintenance Optimisée
Optimiser la planification de votre maintenance maximise la productivité et améliore la qualité de la maintenance .
1.5.1. Augmentation de la productivité

Une planification de la maintenance optimisée réduit drastiquement les retards, qu’ils surviennent pendant ou entre les travaux. Résultat : les techniciens consacrent bien plus de temps à des tâches productives, appelées wrench time.
Dans de nombreuses entreprises, le wrench time est limité à 28 % – 35 %, ce qui signifie que la majeure partie du temps des techniciens est absorbée par des tâches improductives : chercher des pièces, des outils ou des instructions. À l’opposé, les entreprises de classe mondiale atteignent un wrench time de 55 % à 65 %.
Ajoutez des techniciens à votre équipe sans embaucher de personnel supplémentaire
Supposons que votre équipe actuelle de maintenance compte 20 techniciens, 1 superviseur et 1 planificateur de maintenance avec un wrench time de 35 %. En optimisant la planification, vous atteignez un wrench time de 55 %. Voici l’impact calculé :
Indicateur | Avant optimisation | Après optimisation | Impact |
Wrench time (%) | 35 | 55 | Multiplication par 1,57 (=55/35) |
Effectif équivalent (techniciens) | 20 | 31 (=20 x 1,57 ) | +11 techniciens équivalents |
Une augmentation du wrench time à 55 % équivaut à ajouter 11 techniciens à votre équipe, sans embaucher de personnel supplémentaire.
1.5.2. Amélioration de la qualité de la maintenance
Une planification optimisée de la maintenance assure que les techniciens effectuent le bon travail de la bonne façon, améliorant ainsi la qualité globale de la maintenance. Cette amélioration repose sur deux leviers essentiels :
- Un renforcement du travail proactif
En augmentant la productivité, la maintenance dispose de plus de temps pour adopter une approche proactive. Cela signifie plus d’actions préventives et prédictives, une implication accrue dans l’analyse des causes racines des pannes, et des efforts continus pour fiabiliser les équipements les plus problématiques. - Une amélioration de la qualité des interventions
Une planification optimisée permet d’identifier précisément l’étendue des travaux à réaliser et d’assurer que les techniciens disposent des instructions claires, des bonnes procédures, ainsi que des pièces et outils nécessaires. Chaque intervention est ainsi effectuée dans les meilleures conditions, au bon moment et par les bonnes personnes, garantissant un travail de qualité et réduisant les erreurs et les reprises.
Partie 2: Les Étapes clés pour Optimiser la Planification de Votre Maintenance
2.1. Adoptez des principes directeurs
Avant de plonger dans les détails pratiques, il est crucial de poser des bases solides en adoptant des principes directeurs clairs. Ces principes servent de cadre pour structurer vos efforts et aligner vos équipes.
Voici les principes clés :
- Séparation des planificateurs et superviseurs de maintenance
Pour garantir leur efficacité, les planificateurs ne devraient pas relever directement des superviseurs de maintenance, mais plutôt d’un responsable distinct (comme un directeur de maintenance). Cette organisation leur permet de se consacrer pleinement à la planification des travaux futurs, sans être détournés vers des travaux urgents, des interventions réactives ou des tâches non liées à leur mission. - Focus sur les travaux futurs
Les planificateurs doivent se concentrer exclusivement sur la planification des travaux futurs afin de maintenir un backlog d’au moins deux semaines de travaux prêts à être ordonnancés. Cela garantit une continuité et une fluidité dans la création du planning hebdomadaire. - Responsabilité des superviseurs sur les travaux du jour
Les superviseurs de maintenance établissent le planning quotidien un jour à l’avance, en s’appuyant sur le planning hebdomadaire, l’état d’avancement des travaux en cours et les urgences. Ils sont chargés de gérer les imprévus et les problèmes qui surviennent pendant la journée. - Ordonnancer 100 % des heures de travail disponibles
Planifier 100% des heures de travail disponibles fixe un objectif de performance clair et justifiable permettant d’optimiser la productivité. Une planification inférieure fixerait un objectif trop bas et laisserait place à des urgences incertaines, tandis qu’une surcharge nuirait à la coordination et à la crédibilité. Un bon planning inclut des tâches non critiques qui peuvent être interrompues en cas d’urgence. - Kitting avant ordonnancement
Le kitting consiste à préparer et regrouper à l’avance toutes les pièces, matériaux et outils nécessaires pour exécuter un bon de travail planifié. Cette pratique permet de s’assurer que tout le matériel requis est disponible au bon moment et au bon endroit, réduisant ainsi les interruptions liées à la recherche d’éléments manquants et améliorant l’efficacité des équipes de maintenance.
2.2. Établissez un partenariat entre Maintenance et Production

L’optimisation de la planification de la maintenance repose sur une collaboration étroite entre les équipes de maintenance et de production. Plutôt que de fonctionner comme des entités séparées, ces deux départements doivent travailler ensemble pour atteindre des objectifs communs, réduisant ainsi les interruptions et maximisant la performance des équipements.
2.2.1. Pourquoi un partenariat stratégique est indispensable ?
Dans de nombreuses entreprises, maintenance et production opèrent indépendamment, ce qui peut engendrer des tensions. La production cherche à maximiser l’utilisation des équipements pour atteindre ses objectifs, tandis que la maintenance doit prévoir des interventions pour éviter les pannes. Sans coordination, cela conduit souvent à :
- Des arrêts imprévus,
- Une augmentation des coûts de maintenance,
- Une baisse de la fiabilité des équipements.
Un partenariat fort aide à concilier ces priorités en établissant un équilibre entre maintenance proactive et continuité de la production. Ensemble, les équipes peuvent mieux anticiper les besoins, planifier les interventions au bon moment, et minimiser les arrêts non planifiés.
2.2.2. Comment établir un partenariat efficace ?
1. Définissez des objectifs partagés
Commencez par aligner maintenance et production autour de priorités communes, telles que :
- La réduction des arrêts non planifiés,
- L’amélioration de la disponibilité des équipements,
- L’optimisation de la productivité.
Organisez des réunions régulières avec les responsables des deux départements pour discuter et formaliser ces objectifs. Identifiez des indicateurs clés de performance (KPI) communs pour suivre les progrès et maintenir l’alignement.
2. Établissez un accord de collaboration
Une collaboration efficace entre la maintenance et la production repose sur une compréhension mutuelle de leurs besoins et contraintes respectifs. Pour y parvenir, chaque partie doit adopter une approche structurée et proactive.
- Un partage régulier des programmes de production
La production doit communiquer fréquemment (quotidiennement ou hebdomadairement) son planning à l’équipe de maintenance. Cela permet d’anticiper et d’organiser les interventions sans perturber les impératifs de production. - Une communication claire des exigences de maintenance
La maintenance, de son côté, doit exprimer clairement ses besoins vis-à-vis de la production. Cela inclut notamment :- Le respect des priorités pour les interventions correctives
- La mise à disposition des équipements pour les travaux préventifs et correctifs
Ces éléments doivent être intégrés à la planification des activités de production afin d’éviter les conflits et d’optimiser la disponibilité des équipements.
- Formalisation des engagements
Pour garantir un alignement clair entre les deux parties, il est recommandé de formaliser ces engagements dans un document officiel, tel qu’une charte de collaboration ou un protocole d’entente. Cela assure une meilleure coordination et renforce la coopération entre maintenance et production.
3. Mettez en place une communication régulière
La clé d’un partenariat réussi réside dans une communication continue. Organisez des réunions quotidiennes et hebdomadaires pour prioriser et coordonner les activités de la maintenance et de la production.
2.3. Optimisez vos processus de planification de la maintenance
Pour une planification efficace, il est souvent nécessaire de revoir et d’optimiser vos processus actuels. Voici les étapes clés pour y parvenir :
- Cartographiez vos processus actuels
La cartographie permet de visualiser les processus en cours, d’en comprendre les étapes et de les partager avec toutes les parties prenantes. Pour cartographier vos processus, suivez ces étapes :- a. Formez un groupe de travail
Impliquez les représentants de tous les services concernés. - b. Utilisez la méthode FIPEC (Fournisseur – Intrant – Processus – Extrant – Client)
Identifiez les éléments essentiels de vos processus. - c. Représentez visuellement vos processus
Utilisez des notes adhésives (Post-it) pour lister et organiser les activités dans un ordre logique. - d. Cartographiez vos processus
Modélisez vos processus à l’aide d’outils numériques comme Visio et faites-les approuver par l’équipe.
- a. Formez un groupe de travail
- Analysez vos processus actuels
Après la cartographie, analysez vos processus pour identifier les faiblesses et opportunités d’amélioration :- Analyse de la valeur :
Identifiez les activités qui n’apportent pas de valeur ajoutée, comme les temps d’attente, les déplacements ou les tâches effectuées en double. - Analyse quantitative :
Évaluez les performances de vos processus actuels en termes de coûts et de durées. Ces données serviront de base pour comparer et évaluer des processus alternatifs. - Analyse des causes :
Analysez les problèmes ou déficiences identifiés et recherchez leurs causes fondamentales grâce à des outils comme le brainstorming, les 5 pourquoi, le diagramme d’Ishikawa ou le diagramme d’arborescence.
- Analyse de la valeur :
- Reconcevez vos processus
Une fois les problèmes identifiés, il est temps de revoir vos processus pour corriger les inefficacités et éliminer les causes fondamentales des blocages ou des dysfonctionnements:- Supprimez les tâches effectuées en double.
- Éliminez les activités sans valeur ajoutée.
- Réorganisez les étapes pour une meilleure fluidité.
- Explorez l’exécution parallèle de certaines tâches au lieu d’un traitement séquentiel.
- Remplacez le traitement par lots par un traitement unitaire, si plus efficace.
- Automatisez les tâches répétitives.
- Adoptez et intégrez les meilleures pratiques en maintenance.
Cette étape se termine par la présentation des nouveaux processus, accompagnée d’un plan détaillé pour leur déploiement.

2.4. Définissez les rôles et responsabilités
Une planification efficace de la maintenance ne peut réussir sans une répartition claire des rôles et des responsabilités. Pour cela, la matrice RASCI est un outil incontournable. Elle aide à structurer les processus, renforcer la communication et garantir que chaque membre de l’équipe sait exactement ce qui est attendu de lui.
2.4.1. Qu’est-ce que la matrice RASCI?
La matrice RASCI est une méthode simple mais puissante pour clarifier les responsabilités. Les lettres RASCI représentent les cinq rôles clés dans un processus :
- R – Responsable : La personne ou l’équipe qui exécute la tâche. C’est celui qui réalise concrètement l’action.
- A – Autorité : La personne qui approuve et prend les décisions finales. Elle garantit que la tâche est menée à bien.
- S – Support : Les personnes ou équipes qui fournissent une assistance directe. Par exemple, les équipes techniques ou logistiques.
- C – Consulté : Ceux qui partagent leur expertise avant ou pendant l’exécution de la tâche. Cela peut inclure les ingénieurs de fiabilité ou le personnel de production.
- I – Informé : Les personnes tenues au courant de l’avancement ou des résultats, sans être directement impliquées.
2.4.2. Comment la matrice RASCI améliore la planification ?
La matrice RASCI est un levier essentiel pour optimiser le travail d’équipe. Voici ses principaux avantages :
- Clarification des attentes : Chaque membre de l’équipe connaît son rôle exact dans chaque étape du processus.
- Renforcement de la communication : Les flux d’information sont bien définis, évitant ainsi les retards ou malentendus.
- Optimisation des ressources : Les responsabilités sont réparties de manière optimale, éliminant les doublons et comblant les éventuelles lacunes.
2.4.3. Comment créer une matrice RASCI?
1. Identifiez les activités ou tâches clés
Listez toutes les étapes ou actions principales de votre processus de maintenance. Par exemple :
- Planification des travaux
- Réalisation des interventions
- Clôture des bons de travail.
2. Listez les rôles ou fonctions impliqués
Identifiez les personnes ou équipes participant à ces tâches, comme :
- Planificateurs.
- Techniciens.
- Superviseurs de maintenance.
Chaque rôle ou fonction sera une colonne de la matrice.
3. Attribuez les responsabilités (R, A, S, C, I)
Pour chaque tâche (ligne de la matrice), attribuez une lettre correspondant au niveau d’implication de chaque rôle :
- R : Qui exécute la tâche ?
- A : Qui valide le travail ?
- S : Qui fournit un support ou des ressources ?
- C : Qui est consulté pour son expertise ?
- I : Qui doit être informé ?
- Exemple :
Tâches | Planificateur Maintenance | Technicien Maintenance | Superviseur Maintenance | Responsable production | Directeur Maintenance | Magasinier |
Planification des travaux | R | C | C | C | A | C |
Exécution des travaux | I | R | A | I | I |
4. Remplissez et vérifiez la cohérence
- Assurez-vous que chaque tâche a un R (Responsable) et un A (Autorité).
- Une seule personne doit être assignée au rôle d’Autorité par tâche pour éviter les conflits.
- Limitez le rôle de Responsable à une ou deux personnes au maximum.
5. Validez avec l’équipe
Présentez la matrice aux membres concernés pour vous assurer que tout le monde comprend ses responsabilités. Profitez de ces échanges pour ajuster les rôles, clarifier les attentes et éviter toute ambiguïté.
6. Utilisez la matrice et mettez-la à jour régulièrement
- La matrice RASCI devient une référence pour guider les actions de l’équipe.
- Elle doit être mise à jour à chaque changement majeur dans l’équipe ou dans les processus pour rester pertinente.
2.5. Priorisez vos interventions
La priorisation des travaux de maintenance est un levier stratégique pour maximiser l’efficacité de vos ressources et garantir la disponibilité des équipements critiques. En hiérarchisant vos interventions selon deux critères essentiels — la criticité des équipements et la gravité des défaillances — vous pouvez prévenir les arrêts imprévus, réduire les coûts et améliorer la performance globale de vos installations. Cette approche vous permet de concentrer vos efforts là où ils ont le plus grand impact.
2.5.1. Priorisez en Fonction de la Gravité des Défaillances
La gravité d’une défaillance correspond à la priorité assignée sur un bon de travail. Elle évalue l’impact de la défaillance sur trois dimensions essentielles :
- La production.
- La sécurité.
- L’environnement.
Cette priorité est généralement définie par le demandeur et validée par le coordonnateur des opérations. Une gestion rigoureuse des priorités garantit que les interventions sont à la fois pertinentes et efficaces.
Bonnes pratiques pour gérer les priorités :
- Définir clairement les niveaux de priorité : Veillez à ce que tous les collaborateurs comprennent ce que représente chaque niveau de priorité.
- Attribuer des délais d’exécution spécifiques à chaque niveau : Par exemple, une priorité « urgence » doit être traitée dans l’heure, tandis qu’une priorité « faible » peut être planifiée sur une semaine ou plus.
- Renforcer le respect des priorités : Assurez-vous d’une adhésion collective grâce à une communication claire, une sensibilisation régulière et un soutien actif de la direction.
2.5.2. Tenez Compte de la Criticité des Équipements
La criticité d’un équipement évalue les risques associés à sa défaillance fonctionnelle. Les équipements critiques sont ceux dont les pannes pourraient entraîner :
- Des impacts majeurs sur la sécurité, l’environnement ou les coûts.
- Une interruption significative de la production.
Connaître la criticité de vos équipements vous permet de concentrer vos efforts sur les éléments les plus sensibles et de maximiser l’efficacité de vos actions.
• Applications de la criticité :
- Priorisation des travaux de maintenance.
- Développement ou optimisation des plans de maintenance préventive.
- Identification des pièces critiques et gestion optimisée des stocks.
- Fiabilisation des équipements.
- Formation ciblée pour les opérateurs et le personnel de maintenance.
- Mise à jour de la documentation technique.
• Processus d’évaluation de la criticité :
- Réalisez un inventaire complet de vos actifs.
- Choisissez une méthode d’évaluation (PEMSEQ, SCR, PIEU, ABC, etc.).
- Définissez vos critères sous forme de grille d’évaluation.
- Analysez la criticité de chaque équipement selon la méthode choisie.
- Intégrez ces données dans votre GMAO pour les inclure dans vos processus de planification.
2.5.3. Exemple d’une priorisation basée sur la gravité des défaillances et la criticité des équipements
Supposons que votre entreprise utilise les niveaux de priorité et de criticité suivants :
- Niveaux de priorité des bons de travail (gravité des défaillances) :
- 5 : Urgence, intervention immédiate – panne entraînant un arrêt de production ou un danger critique pour la sécurité ou l’environnement.
- 4 : Haute priorité, perturbation du planning hebdomadaire – panne causant un ralentissement significatif de la production ou présentant un risque sérieux pour la sécurité ou l’environnement.
- 3 : Priorité moyenne, planifiable — Impact significatif mais non immédiat sur la production, la sécurité ou l’environnement.
- 2 : Priorité modérée, planifiable — Risque modéré.
- 1 : Faible priorité, planifiable — Impact faible ou négligeable.
- Niveaux de criticité des équipements :
- 5 : Équipements essentiels à la sécurité et à la protection des personnes, dont la défaillance entraîne un risque majeur.
- 4 : Actifs indispensables à la continuité de la production principale, dont l’arrêt aurait un impact significatif sur l’activité.
- 3 : Systèmes de soutien au processus principal.
- 2 : Équipements de secours.
- 1 : Actifs non essentiels.
Deux méthodes pour prioriser efficacement vos interventions
Vous pouvez appliquer l’une des deux méthodes suivantes en fonction des outils disponibles dans votre entreprise :
- Méthode 1 : Calcul de la priorité globale
La priorité globale est obtenue en multipliant la criticité de l’équipement par la gravité de la défaillance.
Exemple de calcul :
Bon de travail | Criticité de l’équipement | Gravité de la défaillance | Priorité globale (Criticité x Gravité) |
#001 | 5 | 3 | 15 |
#002 | 4 | 3 | 12 |
Résultat: Le bon de travail #001 est prioritaire au bon de travail #002 car il a une priorité globale plus élevée.
En calculant la priorité globale de tous vos bons de travail, vous pouvez alors les classer efficacement et concentrer vos ressources sur les interventions les plus critiques.
- Méthode 2 : Tri des bons de travail
Si votre GMAO ne permet pas de calculer automatiquement la priorité globale, appliquez cette méthode simple et efficace :- Triez d’abord les bons de travail par ordre décroissant de priorité (gravité de la défaillance).
- À priorité égale, classez-les par ordre décroissant de criticité (importance de l’équipement concerné).
Cette approche permet de traiter en priorité les interventions les plus urgentes et à fort impact.
2.6. Maîtrisez votre backlog
Le backlog de maintenance regroupe l’ensemble des tâches en attente d’exécution, qu’il s’agisse de maintenance corrective, préventive ou prédictive. Lorsqu’il est bien maîtrisé, il permet de mieux organiser le travail des équipes, de hiérarchiser les interventions selon leur importance et d’optimiser l’utilisation des ressources. À l’inverse, un backlog mal géré peut rapidement devenir un fardeau, entraînant des retards, une surcharge de travail et une détérioration progressive des actifs.
Dans cette section, nous verrons pourquoi il est essentiel de garder le contrôle sur votre backlog et quelles stratégies mettre en place pour en assurer une gestion efficace.
2.6.1. Pourquoi maîtriser votre backlog ?
Un backlog bien géré est un levier essentiel pour optimiser la maintenance et garantir un flux de travail maîtrisé. À l’inverse, un backlog hors de contrôle entraîne des retards, une surcharge de travail et une perte de productivité. Voici pourquoi il est crucial de garder votre backlog sous contrôle :
- Éviter une accumulation excessive de travaux en attente
Un backlog trop volumineux signifie que de nombreux bons de travail s’accumulent sans être traités, ce qui allonge les délais d’intervention et entraîne une maintenance différée. Cette situation favorise la dégradation progressive des équipements et peut engendrer des pannes évitables, augmentant ainsi les coûts de réparation et les interruptions de production. - Assurer une meilleure réactivité et satisfaction des clients internes
Lorsque les bons de travail s’entassent sans être exécutés, les services internes (production, qualité, sécurité) perdent confiance en la maintenance. Les interventions de moindre priorité passent souvent à la trappe, créant un climat de frustration et une impression d’inefficacité. Un backlog maîtrisé garantit que toutes les interventions, même celles de priorité moyenne ou faible, sont réalisées dans un délai raisonnable. - Équilibrer la charge de travail des équipes
Un backlog bien maîtrisé permet de maintenir un niveau de charge de travail adapté aux ressources disponibles. Lorsqu’il est trop élevé, les techniciens sont sous pression, ce qui nuit à la qualité des interventions et peut entraîner une baisse de motivation. À l’inverse, un backlog trop faible signifie que les équipes ne sont pas pleinement utilisées, ce qui peut conduire à un gaspillage des ressources et à une inefficacité organisationnelle. - Optimiser l’utilisation des ressources
Une gestion rigoureuse du backlog permet d’aligner la charge de travail sur les capacités disponibles. En maintenant un backlog dans des limites contrôlées (ex. : 2 à 4 semaines de backlog prêt à être ordonnancé et 4 à 6 semaines de backlog total), il est possible d’anticiper les besoins en main-d’œuvre et en matériel, d’éviter les goulots d’étranglement et d’optimiser le recours à la sous-traitance si nécessaire.
2.6.2. Comment maîtriser votre backlog ?
Voici les étapes clés pour garder votre backlog sous contrôle :
- Nivellement des tâches de maintenance préventive
- Inventaire des équipements critiques : Identifiez tous les équipements nécessitant un entretien préventif, en priorisant ceux dont la criticité est élevée.
- Programmes de maintenance préventive clairs : Assurez-vous que chaque actif critique dispose d’un programme de maintenance préventive, avec une estimation précise de la main-d’œuvre nécessaire.
- Optimisation de la maintenance préventive (PMO) : Si nécessaire, revoyez vos programmes de maintenance préventive pour :
- Supprimer les tâches inutiles ou redondantes.
- Optimiser les tâches existantes pour maximiser leur efficacité.
- Ajouter des tâches manquantes pour couvrir les modes de défaillance critiques.
- Nivellement des charges : Collaborez avec la production pour établir un calendrier réaliste qui optimise les périodes d’arrêt des équipements critiques. Équilibrez la charge de travail annuelle en commençant par les interventions fréquentes, puis celles à fréquence plus faible.

- Révision et estimation des bons de travail correctifs
- Revue régulière : Passez en revue votre backlog correctif pour éliminer les doublons, ajuster les priorités et vous assurer que seules les tâches nécessaires restent en attente.
- Estimation des bons de travail : Estimez rapidement les nouveaux bons de travail dès leur réception.
- Calcul et suivi du backlog
- Backlog total en semaines :
Calculez le temps nécessaire pour accomplir toutes les tâches en attente en divisant le total des heures du backlog par la capacité hebdomadaire de maintenance disponible.- Capacité hebdomadaire de maintenance disponible = Capacité théorique – Temps consacré aux urgences, shutdowns, pauses et repas, vacances, formations, etc.
- Backlog prêt à être ordonnancé en semaines:
Évaluez le backlog des travaux déjà planifiés et prêts à être exécutés de la même manière.
- Backlog total en semaines :
- Établissez des limites de contrôle
- Maintenez :
- Backlog prêt à être ordonnancé : 2 à 4 semaines.
- Backlog total : 4 à 6 semaines.
- Ces limites permettent de prévenir les surcharges et les sous-charges tout en garantissant une flexibilité opérationnelle.
- Maintenez :
- Ajustez les ressources en fonction de la charge de travail
- Utilisation des heures supplémentaires :
Si le backlog total atteint les limites supérieures, ajoutez des heures supplémentaires de manière raisonnée (7-15 % des heures régulières). - Recours aux sous-traitants :
En cas de surcharge ponctuelle, sollicitez des sous-traitants temporairement pour réduire le backlog. - Révision de l’effectif permanent :
Si le backlog reste constamment élevé, envisagez d’augmenter vos effectifs pour renforcer durablement votre capacité de maintenance.
- Utilisation des heures supplémentaires :
2.6.3. Exemple : Calcul du backlog total
Imaginez une équipe de maintenance avec un backlog total de 800 heures et une capacité hebdomadaire disponible de 200 heures après déduction des urgences, pauses et autres facteurs.
- Backlog total en semaines = 800 ÷ 200 = 4 semaines
Si le backlog commence à dépasser les 6 semaines, des ajustements seront nécessaires pour éviter des retards dans les interventions critiques.
2.7. Développez des procédures standards
Les procédures standards de maintenance sont la pierre angulaire d’une exécution uniforme et de haute qualité des interventions. En détaillant chaque étape et ressource nécessaire, elles permettent de simplifier la planification, réduire les temps d’intervention et transmettre efficacement les connaissances. Ces procédures, bien conçues et régulièrement mises à jour, deviennent un pilier essentiel de la fiabilité des équipements et de l’efficacité des équipes.
2.7.1. Qu’est-ce qu’une procédure standard de maintenance ?
Une procédure standard de maintenance est un guide détaillé qui décrit, étape par étape, comment réaliser une tâche de maintenance de manière cohérente et efficace. Ce document inclut :
- Les actions à accomplir.
- Les ressources nécessaires : temps, main-d’œuvre, outils, et pièces.
- Les consignes de sécurité spécifiques.
- Les critères de qualité à respecter.
Objectif : Uniformiser les interventions pour que chaque technicien, quel que soit son niveau d’expérience, exécute les tâches de la même manière, réduisant ainsi les erreurs et variations qui pourraient affecter la fiabilité des équipements.
2.7.2. Pourquoi avoir des procédures standards?
Les avantages des procédures standards sont multiples et significatifs :
- Cohérence et qualité des interventions :
Des étapes claires et uniformes minimisent les erreurs et garantissent des résultats fiables à chaque intervention. - Réduction du temps de planification :
Les procédures existantes fournissent toutes les informations nécessaires pour planifier ou replanifier rapidement une tâche récurrente. - Réduction des temps d’intervention :
Des instructions standardisées permettent aux techniciens de savoir exactement quoi faire et avec quelles ressources, réduisant ainsi les temps d’arrêt. - Renforcement de la sécurité :
Les consignes de sécurité incluses dans chaque procédure minimisent les risques d’accidents et garantissent le respect des normes. - Facilitation de la formation et de l’intégration :
Pour les nouveaux techniciens, les procédures standards servent de guides de référence, accélérant leur apprentissage et leur adaptation.
2.7.3. Comment développer des procédures standards de maintenance ?
Suivez ces étapes pour créer des procédures standards efficaces :
- Identifiez les tâches critiques et récurrentes
- .Recensez les interventions critiques pour la sécurité, l’environnement, la production ou la fiabilité.
- Identifiez les tâches récurrentes qui bénéficieraient le plus d’une standardisation.
- Rassemblez les connaissances et les ressources nécessaires
- Collaborez avec des techniciens expérimentés, des ingénieurs de fiabilité, et d’autres parties prenantes pour documenter les meilleures pratiques.
- Listez les outils, pièces de rechange, et autres ressources nécessaires pour chaque tâche.
- Définissez des étapes détaillées
- Décomposez chaque intervention en étapes numérotées, claires et séquentielles.
- Incluez des descriptions précises pour chaque action, ainsi que des visuels tels que des schémas ou photos si nécessaire.
- Exemple :
- Couper l’alimentation de l’équipement.
- Vérifier l’absence de tension avec un multimètre.
- Retirer le carter avec une clé hexagonale (taille 8 mm).
- Intégrez des consignes de sécurité
- Mentionnez des mesures spécifiques comme :
- Le verrouillage et l’étiquetage des équipements (lockout/tagout).
- L’utilisation d’équipements de protection individuelle (EPI).
- Les inspections préalables pour minimiser les risques.
- Mentionnez des mesures spécifiques comme :
- Testez et validez les procédures
- Demandez à plusieurs techniciens de suivre les procédures pour s’assurer qu’elles sont claires et applicables.
- Ajustez les étapes en fonction des retours pour améliorer la précision ou l’efficacité.
- Formez l’équipe et diffusez les procédures
- Organisez des sessions de formation pour garantir que les techniciens comprennent et appliquent correctement les procédures.
- Rendez ces documents facilement accessibles, idéalement via une plateforme numérique ou votre GMAO.
- Mettez à jour régulièrement les procédures
- Adaptez les procédures en fonction des retours d’expérience, des évolutions technologiques ou des changements dans les équipements.
- Planifiez des revues périodiques pour vous assurer qu’elles restent pertinentes et efficaces.
2.8. Renforcez les Compétences de vos Employés
Une planification de maintenance optimisée repose sur une équipe compétente et polyvalente. En investissant dans la formation des techniciens, planificateurs et superviseurs, vous assurez une exécution efficace des tâches de maintenance, renforcez la sécurité et maintenez la fiabilité des équipements. Voici pourquoi et comment structurer un programme de formation adapté à vos besoins.
2.8.1. Pourquoi investir dans la formation de vos employés ?
Former vos employés aux compétences essentielles de la maintenance est un investissement stratégique pour l’entreprise. Les principaux avantages incluent :
- Réduction des temps d’intervention :
Des techniciens bien formés travaillent plus rapidement et avec précision, ce qui diminue les temps d’arrêt et augmente la disponibilité des équipements. - Amélioration de la qualité des interventions :
Une équipe formée applique des standards de qualité élevés et cohérents, garantissant une meilleure fiabilité des équipements. - Sécurité renforcée :
La formation aux procédures de sécurité, comme le cadenassage ou le travail en espaces clos, protège vos employés, réduit les accidents et garantit la conformité aux normes. - Motivation et engagement des employés :
Offrir des opportunités de formation montre que l’entreprise valorise le développement professionnel de ses employés, ce qui renforce leur motivation et leur engagement.
2.8.2. Comment structurer un programme de formation efficace ?
Un programme de formation efficace repose sur une démarche structurée, adaptée aux besoins spécifiques de chaque rôle. Voici les étapes clés pour réussir :
- Identifier les besoins de formation pour chaque rôle
- Planificateurs et superviseurs de maintenance:
Formez-les aux meilleures pratiques de planification et d’ordonnancement de la maintenance afin d’optimiser l’organisation des interventions en fonction des priorités et des ressources. - Utilisateurs du logiciel GMAO :
Assurez-vous que chaque utilisateur, des techniciens aux opérateurs de production, maîtrise les fonctionnalités essentielles pour une utilisation efficace du logiciel. - Techniciens de maintenance :
Formez-les aux meilleures pratiques de maintenance et aux procédures de sécurité (cadenassage, espace clos, etc.), et développez leur polyvalence sur différents équipements et systèmes afin d’améliorer la flexibilité de la planification.
- Planificateurs et superviseurs de maintenance:
- Évaluer les compétences actuelles et identifier les écarts
- Effectuez un bilan des compétences de chaque employé pour identifier ses forces et ses lacunes.
- Utilisez une matrice de compétences pour visualiser les écarts entre les compétences actuelles et les exigences des postes.
- Exemple :
Un technicien peut exceller dans les réparations mécaniques de base, mais manquer de compétences en maintenance des systèmes hydrauliques. La matrice permet de cibler cet écart et de proposer une formation appropriée.
- Exemple :
- Élaborer un plan de développement des compétences
- Construisez un plan de développement des compétences personnalisé en fonction des écarts identifiés.
- Intégrez des formations théoriques et pratiques adaptées à chaque rôle.
- Privilégiez des méthodes interactives, comme les simulations ou les ateliers, pour renforcer l’apprentissage.
- Favorisez le jumelage entre techniciens : associez un employé moins expérimenté à un technicien plus qualifié pour un transfert de compétences progressif et naturel. Cette approche, simple et peu coûteuse, accélère l’apprentissage tout en maintenant la productivité.
- Mesurer et ajuster
- Suivez les progrès des employés après la formation en évaluant l’impact sur leurs performances.
- Mettez à jour le programme régulièrement pour répondre aux évolutions technologiques ou organisationnelles.
2.9. Améliorez Continuellement la Planification de votre maintenance
L’amélioration continue est un levier essentiel pour optimiser vos processus de planification et d’ordonnancement de la maintenance. En intégrant les retours d’information de vos techniciens et en suivant rigoureusement la performance à l’aide d’indicateurs clés (KPI), vous pouvez identifier les faiblesses, saisir les opportunités d’amélioration et maintenir des processus alignés sur vos objectifs stratégiques.
2.9.1. Retour d’information des techniciens
Les techniciens, en première ligne des interventions, disposent d’un savoir précieux pour améliorer vos processus. En structurant leur feedback, vous transformez leurs observations en actions concrètes pour optimiser la planification et les interventions futures.
• Types de feedback utiles :
- Travaux réalisés : Ce qui a été accompli, en mettant en évidence les écarts par rapport au plan initial.
- Causes de la panne : Les hypothèses des techniciens sur l’origine du problème.
- Suggestions d’amélioration : Des idées pour faciliter ou optimiser les interventions futures.
• Processus de gestion du feedback :
- Les techniciens consignent leurs retours d’expérience directement sur les bons de travail papier ou tout autre support dédié, pendant ou immédiatement après leur intervention.
- Les superviseurs vérifient la précision et la pertinence des informations fournies.
- Le planificateur utilise ensuite ces retours pour ajuster divers éléments, notamment :
- Les plans de travail.
- Les procédures standards.
- Les listes de pièces (BOM).
- Le contenu et la fréquence des maintenances préventives.
- Les données techniques des équipements.
2.9.2. Gestion de la Performance
« Ce qui n’est pas mesuré ne peut pas être amélioré. »
Un suivi rigoureux de la performance est indispensable pour détecter les inefficacités et maximiser les opportunités d’amélioration.
• Établir un tableau de bord de performance

Un tableau de bord efficace centralise les données critiques et offre une vue claire des performances de votre planification de la maintenance.
Étapes de conception :
- Rassemblez une équipe multidisciplinaire : Impliquez responsables de maintenance, planificateurs de maintenance, superviseurs de maintenance et responsables de production.
- Identifiez les KPI : Sélectionnez les indicateurs les plus significatifs pour vos processus de planification de la maintenance tels que :
- Respect du calendrier hebdomadaire
- Taux de réalisation des maintenances préventives
- Backlog en semaines, etc.
- Fixez des objectifs : Définissez des seuils cibles pour chaque indicateur (ex. : 95 % de réalisation des maintenances préventives).
- Collectez et structurez les données : Centralisez les informations depuis votre GMAO ou autres outils.
- Créez un tableau de bord visuel : Utilisez des graphiques simples et intuitifs pour représenter les données.
- Mettez à jour régulièrement : Ajustez les KPI et les méthodes de collecte pour refléter les changements dans les besoins et les priorités.
• Organiser des rencontres hebdomadaires de suivi de performance
Un tableau de bord ne suffit pas : son efficacité repose sur une analyse régulière et des actions correctives.
Objectifs : Analyser les résultats du tableau de bord, discuter des écarts et décider des actions correctives.
Participants : Responsable de maintenance, planificateurs de maintenance, superviseurs de maintenance et responsables de production.
Agenda :
- Analyse des KPI du tableau de bord.
- Utilisation d’outils comme les 5 Pourquoi pour identifier les causes profondes des écarts.
- Élaboration et suivi d’un plan d’action correctif.
Conclusion : Faites de la Planification de la maintenance un Atout Stratégique
L’optimisation de la planification de votre maintenance est une démarche stratégique qui maximise la productivité et améliore la qualité de votre maintenance. En suivant les 9 étapes présentées dans cet article — qu’il s’agisse de renforcer les compétences de vos équipes, d’adopter des procédures standards ou d’améliorer continuellement vos processus —, vous posez les bases d’une maintenance proactive et performante.
Chaque étape est un levier pour améliorer l’efficacité de vos opérations :
- Une meilleure communication entre maintenance et production réduit les conflits et favorise la coordination.
- Une gestion rigoureuse du backlog garantit une utilisation optimale des ressources.
- L’amélioration continue grâce aux feedbacks et aux KPIs vous permet de rester agile et compétitif dans un environnement en constante évolution.
En adoptant ces pratiques, vous faites de votre maintenance un pilier stratégique au service des objectifs globaux de votre entreprise.
À vous de jouer : Partagez et inspirez !
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Merci pour ce très bon descriptif avec tous ses détails possibles 👍
Bravo à vous
Bonjour,
Merci beaucoup pour votre commentaire.
C’est très apprécié 👍